Information touristique: Traditions de la Kirgizstan - Naissance de l'enfant

Naissance de l'enfant

La naissance de l'enfant est considérée chez les Kirghiz comme l'événement principal et joyeux dans la vie de la famille et de la génération. Il était bénit pour une vie longue et heureuse. L'enfant dans la famille est un continuateur de la génération et de ses traditions, c'est le symbole de l'immortalité du peuple. C'est pourquoi encore jusqu'à la naissance de l'enfant la femme enceinte était protégée par tous les moyens des soins lourds domestiques, on interdisait de passer les frontières de la famille sans l’accompagnement, par toutes actions magiques on protégeait contre les esprits malins. Pour la protection contre les esprits malins la femme enceinte utilisait de différentes amulettes. Obligatoirement elle accrochait aux vêtements l'amulette "toumar" avec la sentence du Coran, l'amulette des griffes de l'ours "ayuou tirmagui", la patte du grand duc "oukounoun tarmagui", protégeant contre le "châtiment". On portait l'amulette sur la gauche partie de la poitrine, à côté de l'épaule. Le feu brûlait jour et nuit dans la yourte pendant les couches pour la protection de la femme des esprits malins . Sur le squelette grillagé de la yourte , au- dessus de la tête de la femme on pendait le fusil chargé. Ces objets effarouchaient et chassaient les esprits malins et les forces nuisibles selon la croyance. Habituellement beurre fondu était la première nourriture du nouveau-né le, puis on mettait la première chemise. On la cousait des lambeaux du tissu blanc pris du linge d’une vieille personne ou d’une vieille mère de famille nombreuse. Parfois d'abord on mettait cette chemise au chien (en touchant à son corps), et puis sur l'enfant. Toutes ces actions sont liées à la croyance : vivre une vie longue et heureuse et être sain et résistant. À l'occasion de la naissance du bébé il y avait une variété des actions remplie de la joie extraordinaire. Ce sont "souyuntchou" -la notification avec le but de recevoir le cadeau pour le message de la nouvelle joyeuse, "koroundouk" - les cadeaux pour le droit de regarder le nouveau-né pour la première fois, "jentek" ou "bechik toï" - le festin qu’on organise pour tous les parents en l'honneur du nouveau-né . On donnait la signification spéciale au nom de l’enfant- "at koyou".

Habituellement la femme ne donnait pas le nom à l'enfant. Cette mission était accordée à la personne respectable dans la famille ou à un homme invité ou à celui qui le premier a vu le nouveau-né. Avant donner le nom au nouveau-né on examinait attentivement l’enfant , on faisait l'attention aux lignes caractéristiques et après cela on donnait le nom qui devait correspondre à l'enfant. On mettait l'enfant au berceau "bechik" en accompagnant ce fait par les actions spéciales.

Une vieille femme en mettant l'enfant au berceau prononceait : "Pas ma main, mais la main de la mère d’Oumay, de Fatima, de Zoukhra"," Donne le sommeil profond la mère d’Oumay, gardez ferme le maître du berceau ". Habituellement on protégeait des enfants contre les esprits malins et les vues basses. De ce but il y a de diverses amulettes qu’on accrochait vers le berceau de l'enfant ou on cousait aux vêtements. Les amulettes représentaient de diverses parties des animaux et des oiseaux, les grains de verre. Si dans la famille les garçons ne survivaient pas, au garçon né on mettaient au pied le bracelet, on passait dans l'oreille une boucle d'oreille, et on tressait les cheveux et avant la circoncision on l’habillait comme la fille. Les actes rituels en ce qui concerne le petit nouveau-né abondent en présence des plus diverses actions du caractère magique animiste. Tout cela parle que la préservation et la multiplication de la descendance est considérée chez les Kirghiz comme le principal soin, le sens de l'existence. La famille ayant dix et plus enfants était considérée comme une famille heureuse . La coutume d’avoir une nombreuse descendance est né encore dans la haute antiquité, quand la génération populeuse venait à bout des dangers extérieurs.